Journal de l’âme – De Johane

Va doucement t’asseoir au Jardin de ton ÊTRE

Là, tout est fraîcheur et jeunesse

Là, point de souffrance, point de tumulte

L’Amour y grandit, la Paix y règne.

Mai 1980

Sache garder la Paix sereine en ton être

C’est ton plus grand bonheur, ton ami le plus fidèle

Mai 1980

Un saint, c’est celui dont le plus grand désir

est d’accomplir le désir de Dieu

17 juin 1981

Donne ma vie mon Seigneur, répand-là!

Pour la gloire de ton Nom, brise ma prison d’égoïsme

14 août 1981

Le cœur du Père est un

trésor infini de grâces et de miséricorde

Si je pèche, je n’ai qu’à tourner mon regard vers Lui,

qu’à me plonger dans son regard d’amour posé sur moi,

qu’à me jeter dans ses bras qui m’attendent grands ouverts,

pour tirer ma joie de la sienne,

pour me perdre en son Amour miséricordieux.

2 janvier 1982

Combien est infinie ta grâce en mon âme, O mon Seigneur!

Comment mes lèvres pourraient-elles dire ta beauté?

Aucun de mes pauvres mots ne peut traduire l’amour

infini dont tu me combles

Une vie ne peut me suffire pour me rassasier de ta présence

Entre chez moi, ma sœur la mort pour qu’enfin je me repaisse

de la présence du Dieu vivant!

Qu’ils seront doux les jours bénis où sans fin je

contemplerai ta Face!

24 mars 1982

Hier j’ai cru qu’il me fallait faire de grandes choses et dire

de belles paroles pour convertir des foules et ramener à Toi ton peuple.

Aujourd’hui je sais que pour sauver avec toi l’humanité,

je n’ai qu’à me laisser séduire par toi.

Amen!

4 avril 1982

J’ai longtemps été triste de n’avoir par rencontré ici-bas

un véritable ami, un être qui me devinerait et que je saurais tout entier,

un cœur qui battrait comme le mien pour Jésus,

une âme qui communierait à mon âme en Lui

Aujourd’hui, je considère ce jeûne comme une grâce de Dieu.

Il purifiait mon cœur pour que je n’aime que Lui.

Et comme il donne le centuple à ceux qui n’ont soif que de Lui,

Il m’a donné au ciel deux amis, François et Thérèse,

un petit frère et une petite sœur.

Deux vrais amis qui brûlent du désir de me conduire à Lui.

Je vous aime, doux compagnons de ma vie!

Bénissez avec moi le Très-Haut qui nous créa pour Lui!

6 mai 1982

Marc commentait hier la parole de Jésus

‘’Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent.

Pourtant votre Père céleste les nourrit.’’

Il disait que le Père voit à combler tous les besoins des oiseaux,

ce qui n’empêche pas que ceux-ci

ont à picorer pour se nourrir de ce que le Père leur procure.

Mais moi, je songe aux tout petits oiseaux qui

ne savent pas voler et qui s’abritent dans le nid que leurs parents leur ont construit.

 Quand ils ont faim, ils ouvrent grand leur bec et leurs parents,

alertés par le cri des petits, viennent avec amour y déposer des délices.

Il en est ainsi de moi qui suis si faible : Dieu se plait à me prévenir de tout.

Quel bonheur que d’être l’objet de tant de délicatesses!

Qu’ils sont heureux ceux qui n’ont aucun moyen, aucune sagesse, aucune science!

Qu’ils sont heureux ceux qui n’ont que Dieu seul!

4 août 1982

Mon amie, ma sœur, la neige

O toi que j’aime tant!

Douce, frêle et légère

Tu viens rafraichir la terre

Tendre amie, ma sœur, la neige

Toute belle, pure et joyeuse!

As-tu donc vu le Créateur

Toi qui viens des immensités?

Morceaux de ciel échappés

Qui venez embellir la terre

Manteau du salut qui couvre l’épousée

Mon amie, ma sœur, la neige

Apprend-moi à danser sur l’aile du Vent

Toi, docile à sa tendre caresse

Mon amie, petite sœur la neige

Doux murmure chantant le Jour Nouveau.

25 janvier 83

O mon ami, frère Soleil

Comme elle est douce ta caresse!

Embrasse-moi! Embrase-moi!

O feu brûlant, Soleil levant

Brûlante étreinte, épouse-moi

O mon Amour, frère Soleil

Joie de mes yeux, Lumière!

Cœur tout brûlant qui se consume

Oh brûle-moi, incendie-moi!

Toi qui m’attire et me captive

O Bel amour, ami Soleil

Je suis éprise, séduis-moi

Laisse mes yeux te contempler,

Se rassasier de ta beauté

Laisse mes lèvres te chanter

O Christ-aimé, mon frère

26 janvier 1983

Il me semble que l’humilité,

c’est de laisser transparaître

la gloire de Dieu.

12 février 1983

 

Hier soir, j’avais laissé mon store ouvert pour être inondée ce matin des premières lueurs de Pâques. Quand j’ai ouvert les yeux, j’ai vu que le ciel était tout gris, qu’il y avait un grand vent qui poussait pleins de nuages dans son souffle. Cela m’a causé une très grande joie, beaucoup plus grande que s’il y avait eu plein de soleil et de printemps! J’y ai deviné le cœur de Dieu aujourd’hui. Le ciel est gris parce que mon Saigneur est triste.

Voici qu’ayant fait éclater aujourd’hui tout l’Amour de son tendre cœur de Père en nous arrachant au pouvoir de la mort pour nous faire partager la plénitude de gloire de son Fils bien-aimé, voici que faisant éclater aujourd’hui la manifestation de sa Miséricorde, il s’attriste de tant de cœurs qui n’ont pas reconnu qu’ils étaient visités, de tant d’âmes qui ne s’ouvrent pas à sa joie. Tant de ses petits vont aujourd’hui trainer leurs regards las sur le monde sans joie que nos mains ont fabriqué, sans lever les yeux sur le Soleil levant, sans ouvrir leurs oreilles à la musique du Dieu qui les invite à la danse! Alors mon Seigneur est triste; pour se consoler, il a invité mon frère Vent à danser et à chanter pour Lui. Et mon frère Vent s’est levé avec joie sur la terre!

Puissions-nous entendre la plainte et le cri du messager de Dieu! Puissions-nous ouvrir l’oreille au tourment de notre Dieu qui s’indigne et se désole de nos cœurs endurcis! Qu’enfin nos portes s’ouvrent au pauvre Amour trompé du Dieu qui mendie notre confiance! Et mon frère Vent hurle la détresse du Grand Amour méconnu… Et regarde le fol amour du cœur trop grand de notre Dieu : Il a tiré de ses trésors notre toute pure petite sœur la neige et l’a conviée à danser sur les ailes du Vent en ce jour d’aujourd’hui. Il l’a dépêchée du ciel pour qu’elle couvre la terre de son chaste manteau, pour qu’elle cache la nudité de l’infidèle épouse. Quel amant s’empresse ainsi de taire la honte de celle qui l’a déçu? Quel époux tisse ainsi la blanche robe de noces de sa frivole aimée? Pour agir ainsi, faut-il donc que cet Amoureux soit sûr de conquérir bientôt celle qu’il se consume d’aimer! Bienheureuse grisaille, oui bienheureux tourment, s’il éveille l’amante et la rend à l’Aimé!

Pâques, le 3 avril 1983

Une réflexion au sujet de « Journal de l’âme – De Johane »

  1. Ces écrits sont le symbole d’une profonde expérience, d’une expérience la gloire de l’Etre des êtres traduite en des mots qui ne peuvent que représenter partiellement l’expérience de l’auteur. wj

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *